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Pourquoi la guerre en Iran laisse un goût d’inachevé en Israël

 Certainement ! Voici une analyse, en français, des raisons pour lesquelles l'issue des récents affrontements avec l'Iran laisse un ...



 Certainement ! Voici une analyse, en français, des raisons pour lesquelles l'issue des récents affrontements avec l'Iran laisse un goût d'inachevé en Israël en ce mois d'avril 2026 :

1. La résilience du régime malgré la décapitation

Bien que les opérations de février (notamment l'opération "Visiting Lion") aient réussi à éliminer les plus hautes sphères du pouvoir, dont le Guide suprême, le régime iranien n'a pas implosé. Pour les stratèges israéliens, l'objectif était un effondrement total de la structure théocratique. Or, la passation de pouvoir à un conseil provisoire montre que la "machine" sécuritaire de Téhéran est toujours fonctionnelle, ce qui frustre l'espoir d'un changement radical de paradigme.

2. Le programme nucléaire : un répit, pas une fin

Israël estime que les frappes aériennes n'ont fait que retarder l'échéance. Si les infrastructures visibles ont été touchées, les "sanctuaires" souterrains (comme Fordo) et surtout le savoir-faire technique restent intacts. Pour Tel-Aviv, tout accord qui ne garantit pas le démantèlement définitif de la capacité d'enrichissement est perçu comme une victoire à la Pyrrhus.

3. La "Pax Trumpiana" et la pression américaine

Il existe une tension palpable entre le gouvernement israélien et l'administration Trump. Tandis qu'Israël souhaitait poursuivre l'offensive pour neutraliser durablement les capacités balistiques iraniennes, Donald Trump presse pour un cessez-le-feu immédiat. Sa priorité est la réouverture totale des routes pétrolières et la stabilisation des marchés mondiaux. Israël a le sentiment que les États-Unis "arrêtent le chronomètre" alors qu'ils étaient sur le point de marquer un point décisif.

4. L'échec de la neutralisation des proxys

L'inachevé se ressent aussi au Liban et au Yémen. Malgré l'intensité des combats en mars, le Hezbollah et les Houthis conservent une capacité de nuisance. Pour les résidents du nord d'Israël, le sentiment de sécurité n'est pas rétabli. La guerre contre "la tête de la pieuvre" (l'Iran) n'a pas entraîné, comme espéré, la paralysie automatique de ses tentacules.

5. Un coût social et économique élevé

Le prix payé par la société israélienne — entre les mobilisations prolongées des réservistes et les dégâts causés par les pluies de missiles sur les centres urbains — est immense. Finir la guerre par une négociation à Islamabad, alors que la menace n'est pas totalement éradiquée, donne à une partie de l'opinion publique l'impression d'un sacrifice sans conclusion définitive.


En résumé : Pour Israël, le sentiment prédominant est celui d'avoir gagné une bataille majeure, mais de s'être fait voler la "victoire totale" par les contraintes de la diplomatie internationale et la résilience inattendue de l'appareil d'État iranien.

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